PATRIMOINE

LA COMMUNAUTE DE COMMUNES

 

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Collection Gurlhie



Les Jardins de Gurlhie

Alphonse Gurlhie est l'un des précurseurs de l'art brut en France. Originaire du hameau de Maissonneuve, sur la commune de Chandolas, il y a laissé une collection de sculptures toutes plus originales les unes que les autres,  en témoignage de ce courant artistique méconnu et tenu à l'écart des musées.
La communauté de communes du Pays Beaume-Drobie et la commune de Chandolas ont souhaité faire revivre l'artiste et ses créations dans un jardin aménagé sur les lieux même où il créa : « Le jardin de Gurlhie ».


Où ?
A Chandolas, hameau de Maisonneuve, devant la salle polyvalente et la pépinière des métiers d'art Pépit'art.

Combien ?
Gratuit, visite libre




Alphonse Gurlhie

Alphonse Gurlhie naît en 1862 à Chandolas. Orphelin à 6 ans, il apprend à se débrouiller seul et se forge un caractère hors du commun, original et fantasque.
Enfant rétif à l'école, il passe le plus clair de son temps à parcourir les garrigues calcaires du bois de Païolive, apprenant à connaître le milieu naturel mieux que quiconque. Il s'initie alors à la chasse et à la pêche, ou observe simplement les roches et les végétaux qui l'entourent.




Alphonse Gurlhie artiste

En 1923, à l’âge de 61 ans, Alphonse Gurlhie se lance dans une nouvelle aventure qui l’immortalisera : la sculpture.
Autodidacte à la production foisonnante, en l’espace d’une vingtaine d’années, il réalise une trentaine de sculptures qu’il dispose autour de ses maisons tant à Beauchastel  et à Chandolas. A Chandolas, le portail de sa maison fait l’objet du même traitement et se voit sculpté avec un décor végétal.

Un précurseur de l’art brut
L’ensemble de sa création appartient au champ de l’art brut, alors naissant, et dont Gurlhie fait figure de précurseur. Comme très souvent chez les créateurs d’art brut, son tournant vers l’art est brutal et n’a pas été préparé. N’ayant jamais reçu aucune formation artistique, Gurlhie ne réalise jamais d’épure ou de modèle, et ne travaille pas les matériaux nobles de la sculpture académique : bois, pierre ou bronze. Au contraire, il met en oeuvre spontanément les objets et matières de son quotidien, le béton et le métal principalement. Le béton armé lui sert pour représenter les volumes, alors que des morceaux  de métal sont utilisés pour les détails (dents, nageoires, plumes, etc.).  Des billes de verre servent pour les yeux. Toutes les oeuvres sont peintes en rose, rouge, blanc ou noir uniquement, le plus souvent avec des oxydes métalliques.

La nature, source d’inspiration
S’inspirant de la nature et de la faune sauvage qu’il connaît bien, Gurlhie réalise un vaste bestiaire qu’il dispose autour de ses maisons, dont il sculpte aussi les clôtures et les portails.
Loutres, castors, brochets, renards ou serpents, mais aussi oiseaux, fleurissent ainsi. Il n’oublie jamais de se représenter lui-même au milieu de la sauvagine qu’il affectionne tant, avec ses médailles du courage sur la poitrine et son chapeau.



Gurlhie, le facétieux

Tout au long de sa vie, Gurlhie ne s'est jamais pris au sérieux et a multiplié les farces en toutes occasions.
Ses maisons de Chandolas et Beauchastel regorgeaient d'inventions loufoques  : tonneau-tourniquet pour remplir les verres, murs tapissés de photos soigneusement collées à l'envers, sans compter son « canal de Suez », conduit lui permettant d'uriner sans se lever du lit.
Cette originalité se retrouve indéniablement dans son oeuvre, qu'il s'agisse du choix des thèmes ou de leur mise en oeuvre.
Sa tombe au cimetière de Maisonneuve témoigne de la même originalité : c'est un dolmen, orné de fossiles, et doté d'un abonnement au téléphone « pour rester en communication avec ses amis, au cas où ... » disait-il !



L’art brut

Alphonse Gurlhie appartient au courant de l’art brut. Il en est même l’un des premiers exemples aussi abouti, synthétisant dans son oeuvre les principales caractéristiques de cet art : spontanéité, originalité créative, mise en oeuvre de matériaux étrangers au domaine artistique académique.
Les premiers exemples d’art brut apparaissent à la fin du XIXè siècle.

Une oeuvre spontanée
La première caractéristique d’une oeuvre d’art brut est d’être une production sauvage, étrangère à tout modèle. Loin des canons esthétiques académiques, l’art brut se
caractérise par sa spontanéité et son inventivité. Son répertoire est le plus souvent totalement imaginaire, fantastique et généralement inspiré par la nature végétale ou animale, en tous cas par ce qui touche l’artiste de près.

Une création immédiate et fulgurante
L’art brut est dans tous les cas le fait de personnages hauts en couleurs autodidactes et isolés, qui travaillent hors des milieux artistiques établis.
Le plus souvent, ils se mettent à produire brutalement à la fin de leur vie, ou au moins à l’âge mûr, dans un mouvement fulgurant qui les pousse à créer en grande quantité sur une période plus ou moins brève à l’échelle de leur vie.

Une grande inventivité technique
Si les oeuvres d’art brut ne témoignent pas d’une grande maîtrise de la sculpture ou de la peinture, elles sont techniquement originales et liées aux lieux et aux personnes qui les ont produites. L’utilisation de matériaux qui n’ont habituellement pas droit de cité dans les ateliers d’artistes (fer blanc, faïence, coquillages ou béton), renforce leur caractère attachant, à l’image de leurs créateurs.



Alphone Gurlhie, chasseur pêcheur

Alphonse Gurlhie connaît tous les secrets de la garrigue. Chasseur et pêcheur, il est le braconnier le plus réputé du secteur et n’a pas son pareil pour capturer la sauvagine. Il vit de ses captudes de martres, belettes et loutres dont il fournit les peaux à plusieurs fourreurs. Il optient un diplôme d’honneur de piégeage en 1906.
Après avoir mis au point plusieurs filets de pêche et collets de chasse, il monte l’entreprise «Au Loup des Rivières et des Forêts» qui lui permet de les commercialiser par correspondance après l’édition d’un catalogue.
Bien que braconnier, sa connaissance précise de la faune l’amène à collaborer avec la Préfecture qui sollicite son avis sur les questions cynégétiques.
Sa grande connaissance du milieu naturel va influence fortement ses création artistiques et constitue sa principale source d’inspiration.




CDC Pays Beaume Drobie


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