Vendredi 19 novembre à 20h, dans l’ancien cinéma de la Grand Font à Joyeuse !

Comme chaque année, le Pôle culture, patrimoine et lecture publique de la Communauté de communes du Pays Beaume-Drobie organise un cycle de conférences en automne.
Cette année, elles ont pour titre « (M)Patrimoine(s), de quoi parle-t-on ? » et se dérouleront jusqu’au 13 décembre.

Jean-Michel Leniaud, docteur en droit, archiviste-paléographe, inspecteur en chef des Monuments Historiques, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études abordera « Le patrimoine et ses métamorphoses ».


Aujourd’hui, le patrimoine semble constitué, en priorité, du rassemblement d’œuvres d’art, désignées comme majeures parce que la science historique et le marché de l’art leur accordent de l’importance, dans des lieux ou sur des listes dont l’institutionnalisation a été fixée au XIXe siècle (archives, musées, bibliothèques, monuments historiques etc.). C’est ainsi que les pouvoir publics le désignent au public, c’est-à-dire à la société et, par extension, au « consommateur touristique ».
Il faut remonter aux origines pour comprendre l’essence même du terme. Il est, au départ, question de filiation dans les premières sociétés humaines : plus que les artefacts, ce sont les ossements des ancêtres dont la possession garantit la légitimité de la transmission. Aux ossements s’ajoute l’orthodoxie des croyances religieuses : la filiation par le sang se complète d’une filiation spirituelle qui vient mêler, plus ou moins étroitement selon les civilisations, le politique et le religieux. On constate que, dès l’Antiquité, se développent des pratiques patrimoniales qui donnent l’annonce des démarches actuelles : définition de listes de monuments, restaurations, collections, marché, tourisme culturel. Pour certaines œuvres, celles que possèdent les temples, se fixe le principe d’inaliénabilité. Les sociétés médiévales et modernes, en Europe, oublient, conservent, développent certaines de ces pratiques. Elles mettent au point des embryons de législation. Elles se confrontent, la France surtout, à la difficile conciliation du passé et du progrès. La Révolution française fixe un principe nouveau : l’étatisation du patrimoine.
Au cours de cette longue histoire, le champ des patrimoines s’est élargi. Progressivement centré autour des Beaux-Arts, il a englobé l’archéologie, les sites, les productions de l’industrie, l’immatérialité des traditions populaires…


Franck Brechon, responsable du pôle Culture, vous parle du cycle des conférences d’automne dans l’émission « Onde curieuse » sur Fréquence 7 (Replay du 9/11/21) : https://www.frequence7.net/emissions.php?nom=replay/son/POD00001.xml


Pour plus d’infos sur le programme des conférences d’automne : https://www.pays-beaumedrobie.com/…/11/Livret-2021.pdf